Ref: BBC article, Nov 25th, 2016: India court bans fireworks in Delhi after Diwali smog

Faucon: alors, Oie, de quoi allons-nous parler aujourd’hui?

Oie: je te propose de réfléchir à ce qui se passe à Delhi en ce moment. La pollution là-bas est si terrible que le gouvernement a interdit les feux d’artifices.

Faucon: ne me dis pas qu’ils sont à l’origine de la pollution!

Oie: non, mais durant la période de Diwali, c’est une tradition et un signe de richesse que d’en utiliser beaucoup. L’air devient alors irrespirable.

Faucon: ah ces indiens, ils aiment la fête mais ils s’empoisonnent les poumons, c’est ça?

Oie: c’est ça, tout le monde en profite!

Faucon: c’est triste d’avoir à interdire les réjouissances. Elles ne sont pas la cause du problème et ça ressemble plus à une punition qu’à une solution.

Oie: tu veux dire que c’est une mesure hypocrite?

Faucon: ça demande à tous de se priver d’un plaisir alors que la solution est ailleurs mais plus difficile à mettre en place. Et je ne sais pas si ça peut être efficace parce que chacun prit individuellement ne pense pas avoir un impact important donc pourquoi se priver?

Oie: ça me fait penser à ce qui se passe dans les Espaces. Les ordures s’accumulent parce que personne ne se sent responsable.

Faucon: il faudrait des gardes pour faire respecter les règles mais ça crée de nouveaux conflits.

Oie: il semble que les choses ne soient jamais simples chez les humains et que les plus faibles soient ceux qui payent le plus pour les excès des plus forts.

Faucon: te voila révolutionnaire, Oie, mais tu as raison, ceux qui vendent les feux vont lutter contre l’interdiction en prétextant les emplois perdus et ils auront sans doute gain de cause. La lutte est une loi de la nature.

Oie: tu as raison, l’herbe que je mange n’est pas forcément heureuse de mes actions alors, que conclure sur la situation à Delhi?

Faucon: Les humains ont appris à conserver, amasser et s’enrichir mais ils n’ont pas appris à s’arrêter. Ils sont comme les plantes invasives qui colonisent certains arbres des Espaces. Elles en vivent mais elles les font mourir si bien que finalement elles disparaissent avec eux.

Oie: cette fois-ci, c’est toi qui me sembles révolutionnaire! Il n’y a donc pas de solution? Ils vont détruire la terre et nous avec?

Faucon: sauf si nous sommes plus forts qu’eux.

Oie: que veux-tu dire?

Faucon: notre attachement à la nature qui nous rend faibles aujourd’hui sera ce qui pourra nous sauver plus tard.

Oie: la parabole du maître et de l’esclave, c’est ça?

Faucon: oui, c’est ça.

Oie: il y a donc de l’espoir pour nous.

Faucon: et pour tous ceux qui feront preuve d’habileté, de modération et d’indépendance.

Oie: ainsi, on peut dire que les feux qui disparaissent nous éclairent.

Faucon: Oie, ton sens de l’ironie est parfait!

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